Société

Le premier colloque international sur l’e reputation se tiendra les 21 et 22 mars 2013 à Toulouse

Christophe Alcantara, enseignant-chercheur en Sciences de l’Information et de la Communication à l’IDETCOM (Université de Toulouse Capitole), organise le premier colloque international sur l’e-réputation qui se tiendra, à Toulouse, les 21 et 22 mars 2013. Objectifs : faire le point sur les enjeux transversaux et transfrontaliers de l’e-réputation.

 

 

Les 21 et 22 mars 2013, à Toulouse, vous organisez du premier Colloque international sur la e-réputation. Quelle est votre définition de la e-réputation ?

 

Toutes les données laissées par les internautes sur le web, et notamment sur les réseaux sociaux (photos, commentaires, pseudo, adresses IP…), sont enregistrées, archivées et conservées. Toutes ces informations constituent en partie notre identité numérique, qui contribue à construire notre réputation sur internet.

La e-réputation est une expression valise, qui réunit deux notions :

  • La réputation en latin signifie « évaluation », c’est-à-dire l’évaluation sociale des internautes par d’autres internautes
  • Le préfixe « e » renvoie à une dimension marchande, un capital symbolique sur le web avec lequel chacun d’entre nous doit être vigilant, car il peut être instrumentalisé

Cette définition clarifiée, on comprend mieux les enjeux sociologiques, juridiques, voire anthropologiques que revêt la e-réputation.

Quel est l’intérêt d’un colloque interdisciplinaire sur la e-réputation ?

 

En premier lieu parce que la e-réputation est intrinsèquement interdisciplinaire. Elle concerne à la fois les secteurs informatique, juridique, économique ou sociologique. Et, puis en tant qu’enseignant chercheur en sciences de l’information et de la communication à l’IDETCOM (Institut de Droit de l’Espace, des Territoires et de la Communication), je travaille avec une équipe de chercheurs de tous ces domaines (juristes, gestionnaires…). Cette question s’est tout naturellement imposée à tous dans nos divers domaines de recherches.

On a donc décidé de fédérer nos savoirs et d’organiser un colloque, piloté par un comité scientifique d’éminents chercheurs sur cette question.

Quels seront les thèmes de ce colloque ?

Quatre axes de réflexion animeront les tables rondes et ateliers :

  • E-réputation : Origine, usages et déconstruction de cette notion émergente
  • Traces numériques et traçabilité
  • E-réputation : Droit à l’oubli numérique, données personnelles et espace public
  • Les dimensions instrumentales de la e-réputation

Pourquoi organiser un colloque à l’échelle internationale ?

Au-delà du caractère transversal de la e-réputation, la dimension internationale nous semble incontournable. Internet dépasse les frontières, et les questions que nous pouvons nous poser autour de la e-réputation concernent d’autres pays, même si les cadres juridiques diffèrent. Par exemple, le droit à l’oubli. Le précédent gouvernement s’est intéressé à cette question, et a annoncé la création d’un droit à l’oubli qui s’est réduit à une simple charte de bon usage. La France ne peut pas statuer seule sur cette question qui concerne tous les pays du fait de la nature globale d’internet.

Nous avons donc décidé d’associer des chercheurs de tous les continents en lançant un appel à communication qui s’est clôturé en octobre dernier. Nous avons recueilli plus d’une centaine de propositions de chercheurs issus d’Europe, d’Amérique du nord, ou encore du Japon. Ce qui prouve que la distance géographique n’est pas clivante quand on s’intéresse à ce phénomène.

Vous avez souhaité ouvrir le colloque aux personnes confrontées à cette problématique au quotidien, pourquoi et comment ?

En effet, nous voulions dépasser le cadre académique. Il me semble que les travaux des chercheurs en sciences humaines et sociales n’ont de sens que s’ils répondent à des interrogations du terrain. C’est pourquoi ce colloque est organisé en étroite collaboration avec le Club de la communication de Midi-Pyrénées et la  Mêlée Numérique. L’idée étant de faire venir des praticiens, des gens qui sont confrontés au quotidien aux problématiques de e-réputation. Ils pourront ainsi témoigner de leurs pratiques et échanger avec des chercheurs.

Pour cette raison, les deux journées du colloque se tiendront à l’université, lieu de la recherche scientifique, ainsi qu’à La cantine numérique de la Mêlée, qui accueillera la Soirée du Printemps de la e-réputation le 21 mars. Cette soirée est conçue comme les First Tuesday, qui réunissent périodiquement des innovateurs et des financiers. Les professionnels et les chercheurs pourront ainsi se rencontrer et échanger.

Des ouvrages seront-ils publiés à l’issue de ce colloque ?

Oui, les meilleures communications seront publiées dans un ouvrage collectif dont la parution est prévue en 2013. Les autres seront réunies dans un e-book accessible gratuitement depuis le site du colloque.

 

 

 

 

Le Colloque en pratique

Le Colloque international sur la e-réputation se tient les 21 et 22 mars 2013.
Une soirée du Printemps de la e-réputation se tiendra à la cantine numérique le 21 mars 2013, à partir de 18h.
Colloque ouvert à tous, inscriptions sur le site internet du colloque : http://www.e-reputation-lecolloque.org/.
Tarifs : de 70€ à 150€.


 

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